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Du sentiment d’appartenance jusqu’à « Rallumer la flamme », des défis qui persistent à la FÉÉCUM

Écrit par le 12 avril 2018

Malgré les promesses des élus, la FÉÉCUM a toujours du mal à maintenir une participation suffisante à ses assemblées et événements publics. En effet, les élus sont entrés en poste avec les nouveaux membres élus à ses côtés et doit une fois de plus s’attaquer à ce problème. 

MIS À JOUR 12/04/18 : voir l’erratum ci-bas

En se présentant aux élections lors de ses deux campagnes électorales à la FÉÉCUM, le président sortant Tristian Gaudet a dit vouloir « rallumer la flamme de l’implication étudiante ».

Alexandre Cédric Doucet à la manifestation contre les stages non rémunérés, en novembre dernier. Photo : Archives/Le Front

Pourtant, aux assemblées générales de l’association cette année, il a souvent été impossible d’avoir un nombre minimum de membres afin de voter des propositions apportées par les membres de l’assemblée. L’article 10 f du deuxième chapitre de la constitution de la FÉÉCUM stipule que le quorum nécessaire pour faire des propositions exécutoires doit être de « Soixante membres ou 1,5% des membres totaux de la Fédération (quelconque est le plus élevé des deux) ».

La FÉÉCUM a aussi dépensé environ 20 000$ pour le dossier « Mon stage me ruine » et a seulement réussi à faire réagir une quarantaine d’étudiants devant le bureau de circonscription du Premier ministre Néo-Brunswickois lors d’une manifestation. Pourtant, les étudiants inscrits à l’Université de Moncton les plus touchés par le problème à la source du dossier sont maintes fois plus nombreux que le nombre de personnes s’étant présentées au rassemblement.

La campagne est toujours en cours, mais des changements concrets aux stages des étudiants se font toujours attendre. Lors de son rapport de fin de mandat, Alexandre Cédric Doucet, vice-président exécutif, affirme que la campagne a été fructueuse bien qu’elle ne soit pas encore terminée. De plus, puisque la majorité des programmes touchés sont ceux qui comptent un grand nombre de femmes, un tournant féministe devrait être ajouté à la campagne selon lui.

Malgré les succès récents, du travail à faire

Sur 20 étudiants questionnés sur le campus de l’Université de Moncton par Le Front, le 26 février 2018, seulement cinq d’entre eux connaissaient un membre de la FÉÉCUM. Six comptaient voter ou avaient voté aux élections qui ont déterminé les membres de la fédération pour l’année universitaire 2018-2019.

Dans son bilan de fin de mandat, Tristian Gaudet, président exécutif de la FÉÉCUM, rappelle que les élections de l’an dernier ont atteint des nombres record. Cependant, il dit aussi qu’au fil de l’année, l’implication des étudiants tend à diminuer.

Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM, affirme que la campagne “Mon Stage me ruine” a été un succès dans son bilan de fin de mandat. Photo : Archives / Le Front

Selon lui, la campagne « Mon stage me ruine » a été plutôt fructueuse au niveau de la FÉÉCUM. En effet, ils ont eu une centaine de demandes de la part des médias afin d’exprimer leur point de vue. Pourtant, Tristian Gaudet réaffirme le double mandat de l’association lors de son rapport, c’est-à-dire de faire la part des choses entre les revendications et la vie étudiante sur le campus. « Durant mon mandat, je me suis beaucoup attardé à la question des revendications, mais il faut aussi élargir, parce que c’est ça que nes membres veulent de nous. […] »

Pierre Duguay Boudreau, le vice-président interne de la FÉÉCUM, n’est qu’en poste depuis une dizaine de jours, mais déjà il a à cœur le mandat qui lui est confié pour l’année universitaire qui débutera en septembre.

« Si un étudiant en sciences sociales ou en administration, moins ciblé, veut participer [à la campagne Mon stage me ruine], c’est un enjeu universitaire et si nous voulons démontrer notre appui pour notre prochain, nous devrions tous y participer » -Pierre Duguay Boudreau

Pierre Duguay-Boudreau, nouveau v.-p. interne à la FÉÉCUM, veut améliorer le sentiment d’appartenance de étudiants. Photo : Archives / Samuel LeGresley

Le nouveau v.-p. interne reconnait que l’implication étudiante est un problème sur le campus et compte bien prendre toutes les opportunités à l’horizon pour réussir à mobiliser les étudiants et leur conférer un sentiment d’appartenance.

ERRATUM : La date d’entrée en poste des élus de la FÉÉCUM était le 1er avril, non le mois de septembre. De plus, la rédaction a rectifié une phrase affirmant que la campagne n’avait pas donné de résultats, en précisant qu’elle est toujours en cours. Le Front s’excuse à ses lecteurs si toute confusion est survenue en lien avec cet article.